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Pas de lycée AVANT 10 ANS : des erreurs partagées

 

Un lycée à Châtillon, pourquoi le coche a été manqué !

Alors que  la candidate socialiste (Madame AZZAZ) aux prochaines élections municipales agite le chiffon rouge sur la question du lycée pour Châtillon.

Nous vous proposons un coup de projecteur sur ces 15 dernières années pour comprendre pourquoi aujourd’hui nous n’avons pas de lycée et pourquoi nous n’en aurons pas avant une dizaine d’années a minima….

Ce qu’il faut savoir c’est que la compétence de la construction, de l’entretien et du fonctionnement des lycées d’enseignement général  appartient à la Région.

Pendant 11 ans (de 2004 à 2015), la Région Ile-de-France était présidée par Jean-Paul Huchon et sa majorité socialiste qui ont largement sous-estimé les besoins en lycées dans les Hauts-de-Seine. Le budget consacré à  l’entretien et à  la restauration patrimoniale des établissements.était largement sous estimé.

En effet, dès l’arrivée de Valérie Pécresse et de la nouvelle majorité régionale, un diagnostic a été posé sur l’état des 465 lycées d’Ile-de-France. Le constat est sans appel  : 1 établissement sur 3 était vétuste et 10 % en sureffectifs !

La nouvelle majorité de la Région a alors adopté en novembre 2017 un plan d’urgence pour les lycées franciliens de 5 milliards d’euros qui s’étale jusqu’en 2027. 

C’est un plan très ambitieux qui a pour objectif non seulement la construction et la rénovation des lycées d’Ile-de-France (pour 4 milliards d’euros) mais aussi leur sécurisation et leur développement numérique.

500 millions d’euros seront investis sur 10 ans pour la création de 4 nouveaux lycées dans les Hauts-de-Seine dont deux dans le sud du département : à Bagneux et au Plessis-Robinson.

Depuis 2015, Nadège Azzaz siège au Conseil régional et est chef de file du groupe socialiste de la Région Ile-de-France.

Alors pourquoi avoir attendu tout ce temps pour agir concrètement à la construction d’un lycée à Châtillon alors que les études avançaient au Conseil régional ?  

A 6 mois des élections municipales, annoncer l’ouverture de négociations avec la Région relève purement d’un artifice électoral.

Faut-il rappeler qu’il faut au moins 10 ans pour mener à son terme tout le processus menant à l’ouverture d’un lycée ! Et que la décision d’implantation d’un lycée se fait sur la base de critères objectifs de population et de projections à moyens termes.

La vérité sur le lycée à Châtillon, c’est qu’il n’y a eu aucune volonté du maire ni des élus socialistes en responsabilité depuis 2004 pour négocier un lycée à Châtillon.

L’autre vérité est que deux lycées vont être construits dans deux villes voisines de Châtillon. Leur capacité d’accueil a été très probablement calculée en prenant en compte les futurs lycéens Châtillonnais à moyen et long terme.

Il n’est pas correct, uniquement pour des fins électoralistes, de manipuler les Châtillonnais 

Il est grand temps de travailler sur des projets réalistes et de cesser la démagogie!

Vendeurs à la sauvette : j’ai invité tous les acteurs concernés à se réunir courant juin

La semaine dernière, j’ai  une nouvelle fois attiré l’attention du Préfet des Hauts-de-Seine, du Procureur de la République, du directeur de la sécurité et de la proximité des Hauts-de-Seine, du Commissaire de la Police nationale de Châtillon-Montrouge, du Vice-Président du Conseil régional en charge de la sécurité, du Directeur de la sécurité de la RATP, du Directeur de la ligne 13, du Maire de Châtillon et du Maire de Montrouge  sur la situation de la sortie de métro ligne 13 de Châtillon.

En effet, on assiste depuis des mois à une recrudescence de vendeurs à la sauvette en tout genre qui occupent illégalement les abords de la station de métro «Châtillon-Montrouge » et du terminus T6.

Nous sommes des milliers d’usagers du métro, de passants et de riverains, à emprunter quotidiennement ce secteur.

Nous nous retrouvons spectateurs et témoins impuissants d’une situation qui se dégrade chaque jour un peu plus et le climat d’insalubrité et d’insécurité s’accroit.

Cette situation est bien connue de tous les services que j’ai interpellés et de nombreuses actions ont été menées.

La police nationale procède à de très nombreuses et régulières interpellations et saisies de cigarettes principalement.

La police municipale investit régulièrement l’espace par une présence accrue.

Le parquet sanctionne par un  rappel à la loi les interpellés, qui, dès le lendemain, réinvestissent les lieux.

Mais à l’évidence, toutes ces actions ne sont pas suffisantes.

Ces vendeurs à la sauvette, migrants pour la plupart, n’ont malheureusement trouvé d’autre moyen pour subsister.

Il faut désormais que nous arrivions à remonter la filière et démanteler ce réseau qui profite et exploite sans vergogne cette misère humaine.

Le commerce illicite du tabac de contrebande ou de contrefaçon contribue à financer des réseaux et organisations souvent mafieuses.

Il est urgent de mettre un terme à cette situation.  Cela ne se fera pas sans un travail mutuel associant nos diverses compétences dans nos domaines respectifs en menant des actions transversales.

Il est urgent que nous menions des opérations conjointes!

C’est pourquoi, j’ai écrit la semaine dernière à tous les acteurs concernés afin d’organiser une réunion courant juin, au Conseil départemental.  C’est en nous mettant tous autour de la table pour échanger que nous envisagerons des solutions concrètes et pérennes et que nous réussirons à endiguer cette situation qui n’a que trop duré.

Je reviendrai vers vous pour vous tenir informés des suites de ma démarche et des actions qui seront menées pour faire bouger les choses.

PHOTO VENDEUR CIGARETTE SORTIE METRO

Dernières évolutions du dossier des affectations des collégiens au Lycée J. Monod : le départ de l’ONERA du site de Châtillon n’est-il pas l’occasion de créer un nouveau lycée ?

Le 29 juin dernier, j’ai saisi la directrice académique des difficultés rencontrées par les collégiens Châtillonnais pour leurs affectations dans le lycée de secteur Jacques Monod.

Nos interventions conjointes, avec les associations de parents d’élèves, ainsi qu’un article dans le Parisien92 qui a relayé nos inquiétudes (Article du Parisien 92) semblent porter leurs fruits même si nous restons vigilant.

 

Extraits de l’article du Parisien 92 du 05/07/2018

Voici la réponse reçue aujourd’hui de la directrice académique:

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Nous ne pouvons nous satisfaire des réponses apportées surtout lorsqu’on lit les déclarations de Mme Fis qui reconnait que le lycée Jacques Monod « n’arrive plus à absorber la démographie » des villes de  Châtillon et de Clamart !

Avec les nouvelles constructions qui se multiplient dans notre commune mais aussi dans le quartier du Panorama à Clamart, il est certain que cette démographie n’ira pas en déclinant, bien au contraire !

Face à ces enjeux, qui auraient dû être anticipés bien en amont, la situation n’est pourtant pas désespérée. En effet, l’ONERA est enfin prête à quitter le site de Châtillon après plus d’une décennie de tergiversations.

Article dans La Tribune du 04/05/18 sur l’ONERA annonçant, enfin, le départ de l’ONERA du site de Châtillon

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Extrait de l’article de La Tribune du 04/05/18

Cette nouvelle opportunité, qui libèrera suffisamment de foncier, offre des perspectives à  saisir cette fois-ci pour obtenir ce nouveau lycée dont les Châtillonnais et les Clamartois auront tant besoin dans les années à venir.

Il serait temps qu’une concertation soit rapidement engagée et que la population se mobilise avec ses élus pour porter ce projet qui mettra un terme à cet engorgement pour ne pas dire cette asphyxie annoncée.

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Photo de l’emprise foncière du site de l’ONERA à Châtillon